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Communes du territoire/St Médard en Forez/Histoire et Patrimoine

St Médard en Forez - Histoire et Patrimoine

 

 

La commune de Saint-Médard est primée depuis 40 ans (Hors concours national, 3 fleurs) au titre de village fleuri ; en 1982, St Médard a obtenu le prix d’Excellence Internationale des villes fleuries. Tous les 2 ans, sa Fête des Fleurs attirent des milliers de visiteurs.

Cascade dans le massif de fleurs place de l'église

Tourneur sur bois

 

Histoire

 

De Saint-Myard en 1557, le village devint Saint-Médard au XVIIIème siècle. La naissance du bourg se confond peut-être avec celle d’un prieuré bénédictin. Un des premiers actes concernant le prieuré date de 1222. Au début du XIIème siècle, il dépend du prieuré de Montverdun, puis à partir de 1233, il est régi par les bénédictins de la Chaise-Dieu. François de Saint-Nectaire, prieur en 1539, fait effectuer d’importants travaux en style renaissance. Malheureusement, en 1570, l’église est dévastée par les armées protestantes puis refaite au XVème siècle. A partir de la seconde moitié du XVIème siècle, le prieuré s’appauvrit ; les membres de la famille d’Urfé en sont tour à tour prieurs, puis au XVIIème siècle, Camille de Neuville, archevêque de Lyon. Saint-Myard devient ensuite fief de la Ferrière. Vers 1749, le célèbre contrebandier Mandrin vient souvent apporter du sel, du tabac, des étoffes dans les montagnes lyonnaises et foréziennes. Une chanson à son honneur a été retrouvée dans les registres paroissiaux de Saint-Médard :

« Brave Mandrin
Ta troupe et toi à l’avantage
De faire partie de Cocagne
Passant partout .... »

Pendant la Terreur, François Jacquemond, curé de Saint-Médard de 1784 à 1805, se fait remarquer pour son jansénisme.

 

L'église

 

Le prieuré comprenait une église romane dont il ne subsiste dans l’église actuelle qu’un magnifique porche extérieur (à l’ouest) du XIème siècle encadré de deux colonnes surmontées de beaux chapiteaux à décor de tête humaines et une partie de la première travée. Tout le reste fut reconstruit entre 1525 et 1530 en style renaissance par l’Abbé François de Saint-Nectaire, dont les armoiries figurent sur un des contreforts. L’église à été fortifiée : elle possède des ouvertures de tir au chevet et des contreforts puissants. L’église actuelle fut dévastée vers 1570 par les armées protestantes puis refaite au XVIème siècle (on peut encore voir le tympan martelé représentant le Christ en gloire entre les évangélistes). Dans la première chapelle au sud du côté de la porte d’entrée, se trouve le tombeau de Jehan Le Blanc, qui fut seigneur de Saint-Médard. Les chapiteaux et les culs de lampe de cette chapelle sont des blasons sculptés. La chapelle à gauche de l’entrée possède des fonts baptismaux dont le socle est daté de 1688. Elle a aussi une porte qui communique avec le clocher ornée d’un « emblème parlant » rare dans le Forez : sur le linteau, une cloche est sculptée dans une accolade.

 

Le prieuré et le château de la Ferrière (privé)

 

Il n’y avait pas de château médiéval à Saint-Médard mais, au XVème siècle, une muraille protègeait le prieuré, le bourg et l’église dont le chevet sert de défense. C’est sur une partie de cette enceinte que Philibert de Masso, de famille noble lyonnaise, marié en 1652 à Marthe du Blanc, héritière de la rente de la Ferrière, fait construire le « château » du même nom pour s’y établir. Le château est en fait le résultat de la construction d’une série de bâtiments contre la muraille du prieuré qui constitue le mur de façade sud avec ses trois tours rondes et le mur de l’écurie. Il en reste une porte en plein cintre qui s’appuie d’un côté sur l’église, de l’autre sur le mur de l’ancien prieuré, et des parties importantes de murailles incluses dans les murs du château et de ses communs. La propriété de La Ferrière se compose aujourd’hui d’un clos orienté face à la plaine du forez, tournant le dos au village dont elle est séparée par un mur et les bâtiments des communs qui s’y adossent au nord-ouest. Le château de la Ferrière est aujourd’hui dans un style néo-renaissance.

Château de la Ferrière

 

Les croix

 

La croix de la Chevillonnière, au hameau du même nom, porte les armes des Bourbon, ce qui la fait remonter au XVème siècle, quand Renaud et Jean de Bourbon étaient prieurs au village. On peut remarquer les moulures torses à sa base. La croix du bourg, à l’entrée du village, date de 1511. Elle porte une inscription en lettres gothiques et semble citer un Georges Méart ; il pourrait s’agir d’un prêtre du même nom, curé de Saint-Médard en 1842.

Porche de l'église

Nervures de la nef centrale