Bandeau inférieur

Communes du territoire/Grammond/Histoire et Patrimoine

Grammond - Histoire et Patrimoine

 

Site officiel :
grammond.free.fr
 

 

Grammond vient de Grandi Monte, du latin Grandi Mons, le grand mont.
Grammond se situe sur le versant sud-ouest des Monts du Lyonnais. Le village aurait pour origine un monastère datant du VIIIème ou IXème siècle. L’influence de ce monastère s’étendait assez loin puisque, d’après la légende toujours, on serait venu des environs de Veauche pour les sépultures : à l’occasion de « bisses » (épidémies), on venait enterrer les morts à Grammond afin que contagion ne s’étende pas. Un écrit de 1504, fait état de la paroisse de Saint-Pierre-le-Vieil de Grant-Mont. Le village actuel reçut aussi les noms de Grando-Monté, Grandi-Mono et Grandimonte.
Au XVIIème siècle, Grammond appartient à la seigneurie de la famille Savany.
Autrefois, les habitants fabriquaient des clous pour les ateliers de Saint-Chamond ou de Saint-Etienne. D’autre part, la passementerie était une activité courante. L’artisan travaillait seul ou en famille et avait parfois un ou deux ouvriers. Le tissage se faisait « à façon » pour des fabricants qui avaient souvent pignon sur rue à Saint-Etienne.

 

L'église

 

Lavoir aux cygnes près de l'égliseLa première église de Grandimonte est citée en 984, puis en 1225 une autre église est citée. Cette église, dédiée à Saint-Pierre, prit ensuite pour patron Saint-Philibert. L’édifice néo-gothique actuel date de 1867. C’est un agrandissement de l’église médiévale réalisé par l’architecte Favrot. Le maître-autel et la table de communion sont de l’ancienne église. Les chapiteaux, ornés de nombreuses sculptures, sont intéressants. Il ne reste du monastère qu’une petite cloche ; la plus grosse cloche et la plus récente (1827), porte l’inscription suivante : « Dès la première aurore éveillant le fidèle au temple du Seigneur, je l’invite à venir. Comme du nouveau-né publiant la nouvelle, je dis que du mortel, le cours vient de finir ».

 

Le château de Trocésar (privé)

 

Au lieu-dit du même nom, sur la commune de Marcenod, se dresse le château de Trocésar, ancien fief de Grammond. Le seigneur était vassal de celui de Fontanès, d’ailleurs ce dernier avait le titre de Seigneur de Fontanès et Grammond-Trocésar. De ce château, il ne reste plus rien du mur d’enceinte, toutes les tours sauf une ont été démolies au siècle dernier. Cette imposante tour ronde a conservé des cheminées monumentales du XVIème siècle. Les Saint-Priest et les Harenc, unis par le mariage en 1599, sont les plus anciens seigneurs connus de Trocésar.
Une curieuse légende fait remonter bien plus haut l’origine de Trocésar. Ce nom viendrait d’une rencontre qui aurait eu lieu dans les environs entre les légions romaines et les habitants. Ces derniers auraient résisté aux soldats de César et leur chef aurait alors crié « Rétro César ! » ce qui veut dire « En arrière César ! ».
Ce château possède un détail particulier, il est fait avec des pierres acoustiques : si vous frottez à l’extérieur des pierres du mur, on entend à l’intérieur, malgré l’épaisse muraille.
Trocésar dépend maintenant de la commune de Marcenod.

 

Le Saint-Sépulcre

 

Saint-SépulcreIl s’agit d’un petit oratoire élevé par les fidèles au cœur du bourg en l’honneur de la sépulture de Jésus. Cette mise au tombeau polychrome daterait du XIIème siècle et aurait été déplacée au XIXème siècle ; quant à l’intérieur de la grotte, lui, est de 1910. Les personnages datent du Moyen-Age. La croix centrale du calvaire, vient de Jérusalem ; un des clous serait la reproduction exacte des clous de la Passion et aurait touché à un des véritables.

 

Les croix

 

Croix MonolithiqueLe centre du bourg possède une croix du XVIème siècle à Rampeaux et une autre au cimetière. Mais la plus belle se trouve sur la place du village. Sur la route de Marcenod, la croix des Rampeaux est datée de 1534. Son croisillon est orné d’un côté d’une sculpture du Christ et de l’autre de la Vierge. Taillée sur du grès houiller (provenant de la Vallée du Gier), la grande croix monolithique date du XVIème siècle et imite un calvaire breton ; c’est l’une des plus grande croix du département de la Loire. Plusieurs statues sont sculptées : Saint-Pierre sur le fût ; le croisillon porte d’un côté le Christ entouré de quatre personnages qui sont probablement des évêques et, au revers, la Vierge est représentée sous deux anges et entourée de personnages.