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Communes du territoire/Viricelles/Histoire et Patrimoine

Viricelles - Histoire et Patrimoine

 

 

La commune se situe au coeur du canton de Chazelles-sur-Lyon ; sur la ligne de partage des eaux, elle est bordée par deux petits ruisseaux : la Brévenne et l’Anzieux.
Vous pourrez y découvrir également l'art de construire en Pisé, technique traditionnelle à base de terre humide et argileuse compactée. Quelques viriciauds sont encore dépositaires de ce savoir qu'ils transmettent avec motivation.

Moule à brique

Mur du chapi en pisé sur "la route du pisé"

 

Histoire

 

Ancienne gare de ViricellesEn 1153, Viricella est une possession de l’abbaye d’Ainay (Lyon), puis aux XIIIème et XIVème siècles, la puissance de la Commanderie des Templiers de Chazelles se fait sentir. Dépendant à l’origine de Chazelles, Viricelles prend titre de paroisse en 1765 à la suite de l’action efficace du curé Etienne Freydière qui fondera la première école locale en 1780. Lors du Concordat de 1802, la paroisse est supprimée puis réhabilitée en 1827.
En 1906, la municipalité décide d’acquérir un terrain pour capter les eaux de la Bourbonne mais elle est devancée par le chapelier Provost de Chazelles. Ce n’est qu’en 1956 que coule l’eau provenant du barrage de la Gimond (Grézieu-le-Marché).
Viricelles a connu autrefois un essor économique très important : aux environs de 1880, où la population atteignait 580 habitants, on a dénombré jusqu’à 100 boutiques, magasins, ateliers et pas moins de 280 personnes qui travaillaient dans la chapellerie, l’habillement, la toilette, le textile ou la tuilerie.
La ligne de chemin de fer reliant Lyon-Saint-Paul à Montbrison passe sous le village : un tunnel a été percé aux environs de 1870. Ce tunnel, aujourd’hui privé, est fermé ; il causa beaucoup de mécontentement car il passe sous le village à travers les puits et les sources ce qui engendra des tarissements. Les trains s’arrêtaient en gare de Viricelles-Chazelles (en contrebas du village en direction de Chazelles, vers la station d’épuration). Dans cette gare arrivait aussi le tramway électrique reliant Viricelles à Saint-Symphorien-sur-Coise qui fonctionna de 1899 à 1933 assurant jusqu’à 8 services par jour.

 

L'église

 

De l’église médiévale patronnée par Saint-Etienne, il ne reste que les éléments du mobilier ; cette église fut restaurée en 1835 grâce à un don du roi Louis-Philippe. La première pierre de l’église actuelle dédiée à l’Immaculée Conception est posée le 4 avril 1845. La particularité de cette église est la Vierge monumentale qui se trouve sur le clocher ; ce dernier se compose d’une galerie à laquelle on peut accéder par un escalier intérieur. On peut voir dans l’église une peinture de Marius Berger (1868 – 1957), professeur des Beaux-arts et peintre de talent ayant habité la commune, qui fit le vœu de faire une toile pour son église si sa femme, tombée gravement malade, venait à guérir.

Le clocher surmonté d'une vierge

 

La cure et le presbytère

 

La cure et le presbytère sont les seuls bâtiments de quelque importance en dehors de l’église. La cure fut construite en 1765 puis, vendue comme bien national, elle fut rachetée par la municipalité en 1812. Quant au presbytère, c’était une charmante maison du XVIIème siècle. Ces deux bâtiments sont aujourd’hui transformés en appartements.

 

Viricelles et les épouvantails

 

Dans la cour de l’école du village, une fresque moderne à la gloire des épouvantails a été réalisé en 1997 par Albert Néel. Celui-ci a aussi conçu un épouvantail violoniste en fer de 3 m de haut qui se trouve au carrefour principal du bourg et signale que chaque année est organisée la Fête des Epouvantails.