La première église de Grandimonte est citée en 984, puis en 1225 une autre église est citée. Cette église, dédiée à Saint-Pierre, prit ensuite pour patron Saint-Philibert. L’édifice néo-gothique actuel date de 1867. C’est un agrandissement de l’église médiévale réalisé par l’architecte Favrot. Le maître-autel et la table de communion sont de l’ancienne église. Les chapiteaux, ornés de nombreuses sculptures, sont intéressants. Il ne reste du monastère qu’une petite cloche ; la plus grosse cloche et la plus récente (1827), porte l’inscription suivante : « Dès la première aurore éveillant le fidèle au temple du Seigneur, je l’invite à venir. Comme du nouveau-né publiant la nouvelle, je dis que du mortel, le cours vient de finir ».
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| Lavoir au cygnes près de l'église |
Au lieu-dit du même nom, sur la commune de Marcenod, se dresse le château de Trocésar, ancien fief de Grammond. Le seigneur était vassal de celui de Fontanès, d’ailleurs ce dernier avait le titre de Seigneur de Fontanès et Grammond-Trocésar. De ce château, il ne reste plus rien du mur d’enceinte, toutes les tours sauf une ont été démolies au siècle dernier. Cette imposante tour ronde a conservé des cheminées monumentales du XVIème siècle. Les Saint-Priest et les Harenc, unis par le mariage en 1599, sont les plus anciens seigneurs connus de Trocésar.
Une curieuse légende fait remonter bien plus haut l’origine de Trocésar. Ce nom viendrait d’une rencontre qui aurait eu lieu dans les environs entre les légions romaines et les habitants. Ces derniers auraient résisté aux soldats de César et leur chef aurait alors crié « Rétro César ! » ce qui veut dire « En arrière César ! ».
Ce château possède un détail particulier, il est fait avec des pierres acoustiques : si vous frottez à l’extérieur des pierres du mur, on entend à l’intérieur, malgré l’épaisse muraille.
Trocésar dépend maintenant de la commune de Marcenod.